Rah la loose, j'te raconte pas !

Publié le par Ash

"Pourquoi un tel silence ?", se demande la poignée de lecteurs du Blogash !!!

Hé bien c'est simple ! Il se trouve que, depuis deux ans, je bossais en tant que chargé de communication dans une mairie quelquepart en Île-de-France. Pour faire court le boulot m'a saoulé au bout de deux mois, c'est dire si les deux ans ont été rock n' roll.
Après avoir fait le choix de ne pas renouveler pour la troisième fois mon contrat, j'ai choisi de lancer plusieurs bouteilles à la mer pour devenir un rédacteur/journaliste/pigiste, un vrai !! Il se trouve que j'ai même un ou deux projets à deux doigts de se réaliser. Le truc c'est qu'il faut continuer à payer loyer et victuailles régulièrement, c'est pourquoi je me suis lancé dans l'aventure du travail temporaire.

Actuellement je suis un releveur de compteur électrique/gaz pour un sous-traitant d'un leader de l'énergie domestique... Alors que je pensais que le métier de releveur était une sympathique balade pédestre où il suffisait de rentrer des chiffres dans une machine et au pi de laisser un carton pour que le client fasse son propre relevé HE BEN PAS DU TOUT !!!! Depuis la récente privatisation les releveurs ont des journées qui représentent vraisemblament le double de leur tournée passée. De plus lorsqu'un client n'est pas à son domicile, le releveur est tenu de repasser chez le client une seconde fois le lendemain (exit la pause repas du midi). 

Il y a donc à peine dix jours, que j'ai commencé ce boulot pour lequel j'ai été formé en un jour et demi. Autant dire que ça se passe trés mal, je galère, je suis lent. Mais aussi, j'attends toujours d'avoir mes pass et autre clefs me permettant d'accéder à tous les compteurs, ou encore la putain de lampe-frontale qui m'éviterait de m'éclairer avec mon portable dans les recoins sombres.

Dans tout ce bordel j'ai une sorte de manager, qui me presse d'être aussi opérationel que mes collègues (qui râlent à demi voix contre ce régime pro-profits, mais vu la précarité de l'époque dur de lever le poing) releveurs depuis plusieurs années, ce vendredi il m'a fait comprendre que si je ne passais pas le turbo ça n'allait pas le faire... Ben oui, comme il y a la repasse chez le client et que je suis franchement pas à l'aise avec mon nouveau métier, je termine mes journées à pas d'heure (17h30-18h au lieu de 16h30) ce qui fait couiner le manager et les autres agents qui sont assignés à l'agence. Bon j'ai déjà payé les croissants pour me faire pardonner mais ça va me revenir cher à la longue. Et puis voilà, que le fait de galérer pour un boulot aussi "simple" me fait badtriper, je stress un max je ne supporte pas les brimades, critiques, vannes "menaces" de renvoi de ce manager qui  s'est vite débarassé de ma formation, mais qui me presse de faire mon chiffre comme les autres, dans le temps imparti. Voilà que tous les matins, je suis réveillé à 5h30, avec pour seule pensée la journée de travail à venir qui va forcément mal se passer. Car le fait est que je n'ai pas de problème avec ma fonction, c'est juste le facteur temps que je n'arrive vraiment pas à dompter.

Pendant ce temps les petits tracas prennent une ampleur considérable si je ne fais pas gaffe, heureusement que des voix bienveillantes savent soulager ces maux.

Tout ça pour dire que lorsque je rentre chez moi, je n'ai pas envie de me connecteur sur overblog.com, j'ai trop mal partout d'avoir marché et porté ce putain d'appareil bien trop lourd pour mes grands bras maigres. N'ayons pas peur des mots : j'ai un peu le moral dans les chaussettes, alors que je veux faire du Blogash un espace optimiste et rigolo (poil au dos) ! La technique, c'est de penser aux bonnes choses à venir : ce soir il y a deux copains qui viennent manger une raclette à la maison, demain j'ai 29 ans, une soirée flammenkuche à volonté m'attend au côté de madame et de ma bande de connards de potes.

Si je suis viré de la guilde des releveurs de compteurs, c'est pas grave j'ai d'autre cordes à mon arc et franchement aucun autre boulot ne pourra être plus innéquitables et peux lucratifs que ce poste de releveur de compteurs de mes couilles. Bref, des bouteilles sont jetées à la mer, et je ne suis pas si incompétent que ça quand même !!

Période d'adversité, période chiante, période difficile, c'est la vie ! Tenir le cap et trouver l'île au trésor, this is the way !
Pour finir je vous laisse avec le son de Kenny Arkana. Ici le clip La Rage, une chanson qui donne envie de prendre le taureau par les couilles !


Et comme disait Maurice : 
"Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Toutes ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s'arrangera"

Publié dans this is life - son

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